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Une étude dévoile la cause moléculaire de la rigidité artérielle liée à l’âge


le 14 mai 2024

William Stanford« Ces cellules pourraient nous aider à trouver des médicaments ayant le potentiel de prévenir ou de traiter des maladies cardiovasculaires en ciblant ces changements moléculaires », a déclaré William Stanford.Bien que le vieillissement soit inéluctable, une étude parue dans la revue Aging Cell semble indiquer que les maladies cardiovasculaires pourraient ne pas l’être. Malgré la rigidité des artères et l’athérosclérose (le dépôt d’une plaque sur la paroi des artères) avec l’âge, les mécanismes moléculaires à l’origine de ces changements ne sont pas bien cernés.

William Stanford et Michael J. Hendzel, tous les deux titulaires d’un Ph.D., ont mené une étude en laboratoire consistant à surveiller les changements moléculaires dans les cellules qui composent la paroi vasculaire de l’organisme humain au fur et à mesure de leur vieillissement. Pour pouvoir étudier le processus de vieillissement, des cellules ont été produites à partir de cellules souches pluripotentes induites (CSPi) provenant de personnes ayant une progérie, une maladie se caractérisant par un vieillissement prématuré et accéléré.

 L’équipe a conclu qu’un changement épigénétique survenu au niveau du matériel génétique (une diminution de l’acétylase d’histone H4K16) avait joué un rôle clé dans la rigidité des artères, en plus de confirmer que ce changement moléculaire se produit aussi dans la paroi vasculaire des personnes atteintes d’une maladie cardiovasculaire.

« Ces cellules pourraient nous aider à trouver des médicaments ayant le potentiel de prévenir ou de traiter des maladies cardiovasculaires en ciblant ces changements moléculaires », a déclaré William Stanford, scientifique principal à L’Hôpital d’Ottawa, professeur à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie intégrative des cellules souches.

Auteurs: Mzwanele Ngubo, Zhaoyi Chen, Darin McDonald, Rana Karimpour, Amit Shrestha, Julien Yockell-Lelièvre, Aurélie Laurent, Ojong Tabi Ojong Besong, Eve C. Tsai, F. Jeffrey Dilworth, Michael J. Hendzel, William L. Stanford.

Financement : Cette étude a reçu l’appui des Instituts de recherche en santé du Canada et du Département de chirurgie de l’Université d’Ottawa.

Plateaux techniques: OHRI Human Pluripotent Stem Cell Facility, OHRI Proteomics Core Facility, OHRI High Content Imaging Core, StemCore Laboratories, Cross Cancer Institute Cell Imaging Facility

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