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Deux vies changées à jamais grâce aux 30 années de recherche sur le VIH


le 22 avril 2016



Yves Brunet a participé à 15 essais cliniques de médicaments contre le VIH à L’Hôpital d’Ottawa depuis les années 1980. Grâce à la recherche, les gens ne meurent plus du SIDA. Des traitements quotidiens leur permettent de contrôler le virus.

Yves Brunet et Andy Collins ont appris qu’ils avaient le VIH à 25 ans d’intervalle. Mais grâce au perfectionnement rapide des traitements, l’histoire de ces résidents d’Ottawa est bien différente.

Yves Brunet, fonctionnaire, venait d’entamer une nouvelle relation en 1986 lorsqu’il a appris qu’il était atteint du VIH. Dans les années suivantes, il a été aux funérailles de beaucoup d’amis décédés du SIDA, pleinement conscient qu’il avait la même maladie qu’eux.

« Ça voulait dire que j’allais probablement mourir », affirme M. Brunet. « C’était juste une question de temps. »

Il a pris sa retraite à 34 ans parce que la maladie avait évoluée jusqu’au stade du sida. Sa mère et lui se sont préparés à son éventuel décès en se renseignant sur les soins palliatifs. Mais la mort n’est jamais venue parce qu’il a participé à 15 essais cliniques de traitements expérimentaux contre le VIH à L’Hôpital d’Ottawa.

« Ces essais m’ont gardé en vie. Chaque nouveau médicament m’a permis de tenir jusqu’à ce qu’on découvre un autre médicament, poursuit M. Brunet. Je suis très reconnaissant que L’Hôpital d’Ottawa m’ait permis de participer à tous ces essais, parce qu’ils ont grandement contribué à sauver ma vie. »

L’histoire d’Andy Collins, dont le nom a été changé parce qu’il y a encore une stigmatisation associée au VIH, est totalement différente.

Il a reçu le diagnostic en 2011. Pour lui, le VIH est une maladie chronique qui se contrôle facilement en prenant un comprimé par jour. À part éviter les sports de contact et essayer de ne pas tomber malade, le virus n’a pas vraiment changé le mode de vie de ce styliste de 32 ans. En fait, il oublie la plupart du temps qu’il a le VIH.

« J’ai toujours de l’énergie. Je demeure optimiste. J’ai décidé que cette maladie n’allait pas définir qui j’étais. »

Il affirme que ses médicaments antirétroviraux n’ont pas d’effet secondaire, sauf s’il oublie de les prendre avec un repas. Ils lui causent alors des brûlures d’estomac. Il estime que son principal problème est la stigmatisation associée au VIH.

« J’aimerais que les gens prennent conscience que nous avons tous un fardeau à porter. Pour certains, c’est une maladie. Pour d’autres, c’est un problème de santé physique ou mentale. J’aimerais qu’il n’y ait plus de stigmatisation associée au VIH. »

Le Dr Bill Cameron, directeur médical de la Recherche clinique et spécialiste du VIH à L’Hôpital d’Ottawa, a bon espoir que de meilleurs traitements seront bientôt disponibles. Il a joué un important rôle dans beaucoup des essais auxquels M. Brunet a participé et qui ont permis d’améliorer les traitements contre le VIH ces 20 dernières années.

« De nos jours, nous arrivons à bien contrôler le VIH chez les gens qui ont beaucoup d’argent ou une bonne assurance-santé. Et il existe des mesures de prévention biomédicales qui fonctionnent lorsqu’elles sont utilisées. Je crois que nous allons aussi finir par trouver des vaccins efficaces », explique le Dr Cameron, qui est également professeur à l’Université d’Ottawa. « Le VIH est devenu un virus comme les autres et nous allons l’éliminer. »

À propos de L’Hôpital d’Ottawa


L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada. Il est doté de plus de 1 100 lits, d’un effectif de quelque 12 000 personnes et d’un budget annuel d’environ 1,2 milliard de dollars. L’enseignement et la recherche étant au cœur de nos activités, nous possédons les outils qui nous permettent d’innover et d’améliorer les soins aux patients. Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital fournit sur plusieurs campus des soins spécialisés à la population de l’Est de l’Ontario. Cela dit, nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde. Notre vision consiste à améliorer la qualité des soins et nous mobilisons l’appui de toute la collectivité pour mieux y parvenir.

À propos de l’Université d’Ottawa


L’Université d’Ottawa compte plus de 50 000 étudiants, professeurs et employés administratifs qui vivent, travaillent et étudient en français et en anglais. Notre campus est un véritable carrefour des cultures et des idées, où les esprits audacieux se rassemblent pour faire naître des idées novatrices. Nous sommes l’une des 10 meilleures universités de recherche du Canada. Nous sommes l’un des rares établissements canadiens à figurer au classement des 200 meilleures universités du monde. www.uottawa.ca

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