La question d’une sage-femme sur sa grossesse à l’origine d’une étude

le 11 juillet 2017


La sage-femme Elizabeth Fraser voulait savoir comment réduire son risque de caillots de sang pendant sa grossesse. Elle a ainsi été à l’origine d’une étude qui pourrait aider d’autres femmes atteintes du même problème de santé rare.

Elizabeth Fraser blague en disant qu’elle a eu une des grossesses les mieux planifiées au monde. Six mois avant de tomber enceinte, la sage-femme a rencontré des experts de L’Hôpital d’Ottawa pour déterminer de quelles manières réduire son risque de caillots de sang potentiellement dangereux.

Les femmes enceintes sont plus à risque de caillots de sang parce que leur corps est préparé à mettre fin à l’hémorragie lorsqu’elles donnent naissance. Mais Mme Fraser avait aussi un trouble rare appelé thrombocythémie essentielle (TE), qui pousse le corps à produire en trop grand nombre les cellules qui forment des caillots de sang.

Pour savoir comment réduire son risque de caillots, elle a parlé au Dr Mark Rodger, un des plus grands experts sur les caillots de sang pendant la grossesse.

« J’avais entendu d’excellents commentaires de patientes qui l’avaient vu, sur ses compétences et sa compassion », dit-elle.

Cependant, le Dr Rodger ne savait pas quoi lui recommander, car il n’existait aucune ligne directrice pour les femmes enceintes atteintes de TE. Pour trouver une solution, sa collègue, la Dre Leslie Skeith, a passé les articles scientifiques au crible pour trouver des données sur plus de 500 femmes enceintes atteintes de TE. Sa méta-analyse, publiée dans la revue Blood, a montré que le risque de caillots de sang chez cette population oscillait entre 1,3 et 4,3 % avant la naissance et entre 1,2 % et 9,5 % après la naissance.

« Nous recommandons aux femmes enceintes dont le risque d’avoir des caillots de sang dépasse 3 % de prendre des anticoagulants », dit la Dre Skeith, surspécialisée en thrombose et scientifique adjointe à L’Hôpital d’Ottawa. « Ainsi, dans la plupart des cas, les femmes atteintes de TE n’ont pas besoin de prendre des anticoagulants pendant la grossesse, mais devront probablement en prendre après avoir donné naissance. Nous reconnaissons néanmoins que certaines patientes choisiront d’en prendre pendant toute leur grossesse. »

Les Drs Skeith et Rodger ont calculé que le risque de caillots de sang chez Mme Fraser pendant sa grossesse se situait entre 2 et 3 %.

« Comme mon risque était moyen, ils m’ont dit que c’était à moi de choisir », affirme la patiente, qui a pris des anticoagulants pendant toute sa grossesse et après la naissance du bébé. « C’était formidable d’obtenir des renseignements adaptés à ma situation. »

Aujourd’hui, Mme Fraser n’a pas de caillot de sang et a un bébé en santé.

« Une équipe au complet m’a aidée à mettre ce bébé au monde, dit-elle. Je suis absolument ravie des soins que j’ai reçus de toute mon équipe de professionnels à L’Hôpital d’Ottawa. »

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