Traiter ou ne pas traiter? Un homme décide de garder son cancer de la prostate

le 29 juin 2016



D’Iroquois, en Ontario, Stephen Wilson a évité des traitements non nécessaires et des effets secondaires en choisissant la surveillance régulière de son cancer de la prostate à évolution lente.

Gestionnaire d’une usine de transformation laitière, Stephen Wilson devait faire un choix difficile. En décembre 2012, il venait de recevoir un diagnostic de cancer de la prostate à évolution lente qui présentait peu de risques pour sa santé. Son oncologue à Cornwall lui a recommandé une surveillance et des examens réguliers, mais un médecin des États-Unis lui a dit qu’il avait immédiatement besoin de chirurgie.

M. Wilson est donc allé voir le Dr Rodney Breau, à L’Hôpital d’Ottawa, pour explorer la possibilité de faire enlever le cancer à l’aide du système chirurgical da Vinci.

Le Dr Breau a réalisé une deuxième biopsie de la prostate de M. Wilson et n’a pas trouvé de nouvelles cellules cancéreuses. Il a informé son patient des effets secondaires possibles du traitement, dont l’incontinence urinaire, la dysfonction sexuelle et des problèmes intestinaux. Vu l’évolution lente du cancer, il a recommandé d’éviter le traitement et d’opter plutôt pour la surveillance du cancer et des examens réguliers, qu’on appelle une surveillance active.

« Il m’a dit, "Si vous étiez mon père, je vous recommanderais la surveillance" », se souvient M. Wilson.

M. Wilson a donc choisi la surveillance active, convaincu par les résultats rassurants de la biopsie et l’explication du Dr Breau.

« Le cancer de la prostate de bas grade peut croître très lentement, ce qui signifie que beaucoup de patients n’ont probablement pas besoin de traitement du tout », affirme le Dr Breau, chirurgien du cancer de la prostate et épidémiologiste à L’Hôpital d’Ottawa et à l’Université d’Ottawa. « Pour certains, le cancer ne se propage pas pendant des années, et peut-être même pendant toute leur vie. »

Le Dr Breau a publié récemment une étude sur la surveillance active à L’Hôpital d’Ottawa. Elle montre que le nombre de patients qui choisissent cette option a beaucoup augmenté, passant de 32 % à 68 % entre 2008 et 2013.

La surveillance active semble aussi gagner en popularité chez nos voisins du sud. Selon un article paru à la une du New York Timesrécemment, aux États-Unis, près de la moitié des hommes qui ont un cancer de la prostate au stade précoce choisissent maintenant cette technique plutôt que la chirurgie et la radiation.

Maintenant retraité, M. Wilson, 56 ans, profite de sa vie d’agriculteur amateur avec son épouse, leurs trois chevaux, leurs trois chats et leur chien. Il a appris à accepter le cancer dans son corps.

« On doit apprendre à vivre avec le cancer, affirme M. Wilson, mais comme je suis scientifique, j’étais outillé pour m’y habituer sans problème. Cela fait maintenant trois ans et je vais bien. La surveillance active a été un bon choix pour moi. »

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