Une nouvelle chaire de recherche sur la moelle épinière suscite de l’espoir

le 21 août 2015


Sam (à droite) et Uttra Bhargava accueillent la Dre Eve Tsai (au centre), première titulaire de la Chaire de recherche Suruchi Bhargava sur la régénération de la moelle épinière et du cerveau, annoncée le 13 août


En 1989, Suruchi Bhargava est frappée par un conducteur en état d’ébriété. La vibrante danseuse de kathak de 23 ans reste quadriplégique : elle ne peut plus bouger ses membres.

Mais Suruchi ne cesse jamais d’espérer qu’elle pourra remarcher un jour. Elle fait un premier pas après une très longue réadaptation, mais meurt quelques semaines plus tard.

Ses parents, Sam et Uttra Bhargava, voient la recherche comme une source d’espoir pour les personnes qui ont une lésion de la moelle épinière. Ils versent donc 500 000 $ L’Hôpital d’Ottawa pour la création d’une chaire de recherche sur la moelle épinière. Ainsi, ils souhaitent qu’un jour, ces recherches permettront aux êtres chers d’autres personnes de marcher.

« Nous voulons aider d’autres personnes ayant une lésion de la moelle épinière à faire ce premier pas et nous croyons que la recherche est essentielle », souligne M. Bargava.


Suruchi Bhargava a passé 16 ans en fauteuil roulant à cause d’une lésion de la moelle épinière provoquée par un terrible accident d’automobile.


Les Bhargava savaient que des recherches révolutionnaires sur la moelle épinière étaient menées à L’Hôpital d’Ottawa.

La Dre Eve Tsai, neurochirurgienne et scientifique adjointe à l’Hôpital, s’apprête à changer le traitement, la réparation et la prévention des lésions de la moelle épinière. Elle étudie le potentiel des cellules souches à réparer les lésions et tente de modifier la façon dont nous traitons ce genre de blessure.

Le 13 août, la Dre Tsai est devenue la première titulaire de la Chaire de recherche Suruchi Bhargava sur la régénération de la moelle épinière et du cerveau.

« Nous sommes sur le point de faire de grandes découvertes sur le traitement des lésions de la moelle épinière », explique la Dre Tsai, professeure adjointe à l’Université d’Ottawa. « Nous tâchons de transposer une recherche prometteuse du laboratoire au patient, et L’Hôpital d’Ottawa participera à cette percée. »

Il n’existe actuellement aucun traitement pour les blessures graves à la moelle épinière. Une chirurgie permet de stabiliser la moelle épinière endommagée, mais aucune intervention ni aucun médicament ne peut traiter ou réparer la blessure. Or, la Dre Tsai est la chercheuse principale à l’Hôpital dans le cadre d’un essai clinique international visant à démontrer si de fortes doses de l’antibiotique minocycline, normalement utilisé contre l’acné, pourraient prévenir des lésions cellulaires secondaires après un traumatisme de la moelle épinière. Le médicament ne peut pas réparer la moelle épinière, mais pourrait l’empêcher de se détériorer davantage.

La Chaire de recherche Suruchi Bhargava sur la régénération de la moelle épinière et du cerveau est une grande source d’espoir pour les personnes qui ont une lésion à la moelle épinière. Leur premier pas pourrait survenir plus tôt qu’on le pense.




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