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Notre recherche
Le CRP s'engage à financer des projets importants qui s'articulent autour de trois questions d'une très grande importance.
Quelles sont les causes génétiques des formes familiales de la maladie de Parkinson?
La compréhension des causes du parkinsonisme est complexe, du fait que ce type de maladie semble être dû à des facteurs autant génétiques qu'environnementaux. Quelques formes rares de parkinsonisme familial sont dues à une mutation génétique unique. Plusieurs autres types ont été décelés, et les efforts se poursuivent dans le but d'isoler d'autres gènes. Bien que toutes les formes de parkinsonisme familial sont inhabituelles, il importe de les déceler, car elles nous renseignent sur la dégénérescence des neurones de dopamine et ce, même dans les cas non familiaux.
Les scientifiques du Consortium ont fait une intéressante découverte en localisant un nouveau locus au parkinsonisme familial. En effet, ils travaillent de concert avec une famille canadienne-française afin d'identifier le gène exact relié à la maladie. Ils ont recueilli des échantillons sanguins sur 65 sujets de cette grande famille, au sein de laquelle 14 personnes sont atteintes de parkinsonisme. Lorsque les scientifiques auront isolé le gène en question, ils auront plus d'indices sur la façon dont la maladie se déclenche et progresse chez les sujets.
Existe-t-il des facteurs de susceptibilité génétique pouvant contribuer à l'idiopathie de la maladie de Parkinson?
Même si l'identification de gènes familiaux de parkinsonisme est importante, la grande majorité des personnes atteintes par la maladie n'a pas de lien simple et direct à un gène en particulier. À cet égard, tout porte à croire à l'existence d'une série complexe de gènes susceptibles de prédisposer certaines personnes au parkinsonisme, surtout si leur environnement est (malheureusement) propice au développement de la maladie. Il est fort probable que les gènes influent sur le fonctionnement des neurones dopaminergiques. C'est pourquoi il faut déployer des efforts non seulement pour identifier les gènes susceptibles, mais pour déterminer les risques environnementaux potentiels.
Les scientifiques du Consortium ont abordé cette question en mettant sur pied un système d'évaluation biologique sophistiqué qui fait appel à l'utilisation d'animaux moins complexes, comme les vers et les poissons, dans le but d'identifier les gènes qui pourraient rendre un sujet plus susceptible qu'un autre à la dégénérescence des neurones dopaminergiques. C'est en maîtrisant les possibilités offertes par l'évaluation génétique, possible seulement chez de tels animaux, que nous pouvons identifier les gènes qui jouent un rôle essentiel dans les fonctions dopaminergiques. Une fois ces gènes identifiés, nous pourrons évaluer comment ils peuvent rendre certaines personnes plus susceptibles au parkinsonisme.
Quel est le rôle de ces gènes dans la dégénérescence des neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson?
Une fois que les facteurs précédents sont déterminés, il importe de comprendre les mécanismes par lesquels ces gènes entraînent la mort. Plusieurs gènes qui ont des liens directs avec le parkinsonisme ont déjà été identifiés. Parmi eux, citons les gènes parkinsoniens récemment identifiés comme le DJ-1, le PINK1 et le LLRK2. On ne sait pas encore vraiment comment ces gènes causent le parkinsonisme. Les scientifiques du CRP possèdent de l'expertise dans toute une gamme de systèmes de modèles animaux servant à l'étude de ces gènes dans la dégénérescence des neurones dopaminergiques. Parmi ces systèmes, il convient de mentionner celui, très bien connu, de la souris. Cependant, les scientifiques du CRP peuvent aussi étudier ces gènes d'une façon qu'il n'est pas facile d'appliquer avec des souris.
En effectuant des recherches sur des systèmes animaliers moins complexes mais étonnamment appropriés, notamment la drosophile, le poisson zèbre et le ver C. elegans, nous pouvons maintenant élucider plus rapidement le mystère du déclenchement de la maladie de Parkinson par ces gènes. Les scientifiques, par leur usage d'une grande variété d'approches génétiques et biologiques, sont résolus à comprendre comment ces gènes peuvent entraîner le parkinsonisme.
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