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Recherche sur les accidents cérébrovasculaires
L’Institut de recherche en santé d’Ottawa est doté de l’un des meilleurs programmes de recherche sur les neurosciences et les AVC au pays, grâce au travail de recherche exceptionnel de divers théoriciens et cliniciens, ainsi que d’organismes partenaires, notamment l’Université d’Ottawa, L’Hôpital d’Ottawa, le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires, et le Centre for Stroke recovery de la Fondation des maladies du cœur.
Un AVC survient lors d’une interruption de l’approvisionnement en sang d’une partie du cerveau, que ce soit à la suite d’un caillot de sang ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. Privé d’oxygène, le cerveau perd rapidement sa capacité de fonctionner, et des dommages irréversibles peuvent survenir en quelques minutes. Les agents réguliers qui dissolvent les caillots peuvent atténuer les dommages dans bien des cas, mais il faut les administrer dans les quelques heures qui suivent l’AVC. Les scientifiques cliniciens de l’IRSO font des recherches visant à améliorer le traitement d’urgence des AVC. Ils font, par exemple, des essais sur un autre agent qui dissout les caillots et que l’on peut administrer jusqu’à neuf heures après un AVC. Si le médicament se révèle aussi efficace que le traitement habituel, des milliers de victimes d’AVC pourraient en profiter.
Bien que les médicaments qui dissolvent les caillots arrivent à atténuer les dommages causés par l’AVC en rétablissant la circulation du sang dans le cerveau, bien des scientifiques croient que les traitements de la prochaine génération pourront prévenir la mort des cellules cérébrales à l’échelle moléculaire. L’IRSO dirige des efforts de recherche intense visant à déterminer quelles protéines et quels gènes contrôlent la mort des cellules du cerveau, parce que la compréhension de ce processus est la première étape de l’élaboration de ces traitements de nouvelle génération. Alors que certains chercheurs se penchent sur la mort des éléments des cellules neuronales (matière grise) d’autres étudient l’atteinte des fibres nerveuses qui relient diverses parties du cerveau (substance blanche). Un autre projet de recherche moléculaire est axé sur un phénomène connu sous le nom de « préconditionnement » dans le cadre dans lequel une courte période de privation en sang rend le cerveau mieux apte à résister à un AVC ultérieur. Cette étude vise à identifier les gènes qui sont stimulés ou bloqués lors du processus de préconditionnement. Plusieurs gènes candidats ont été identifiés, et une recherche plus approfondie pourrait mener à l’élaboration d’agents neuroprotecteurs qui imitent les effets de ces gènes de préconditionnement.
Régénération Une autre voie très intéressante de recherche sur les AVC porte sur la détermination de moyens de stimuler la régénération du tissu cérébral. Jusqu’à très récemment, on tenait encore pour acquis qu’une cellule cérébrale morte ne pouvait jamais être remplacée mais, au cours des dernières années, les chercheurs ont de plus en plus de preuves de l’existence dans le cerveau adulte de cellules souches que l’on pourrait amener à générer de nouvelles cellules. Les chercheurs cliniciens de l’IRSO mènent une étude pilote pour déterminer si une protéine naturelle appelée facteur de stimulation des granulocytes pourrait arriver à stimuler la récupération de certaines fonctions chez les victimes AVC. D’autres chercheurs étudient en profondeurs les mécanismes moléculaires qui contrôlent les cellules souches du cerveau.
Réadaptation Il faudra probablement bien des années avant que l’on ait terminé l’élaboration et l’évaluation de ces traitements de régénération, mais les victimes actuelles d’AVC peuvent retrouver un grand nombre de leurs capacités dans le cadre de programmes de réadaptation. Les chercheurs de l’IRSO basés au Centre de réadaptation de L’Hôpital d’Ottawa travaillent à la mise au point et à l’évaluation de nouveaux types de conditionnement physique pour les patients qui ont subi un AVC. Ils étudient aussi des programmes de gestion nutritionnelle et de conduite automobile pour améliorer la santé et la qualité de vie des patients qui se remettent d’un AVC.
Prévention Enfin, une grande partie de la recherche sur les AVC sera toujours consacrée à la prévention. On estime que le contrôle des facteurs connus de risque d’AVC pourrait permettre d’éviter la moitié des AVC actuels. Ces facteurs sont l’hypertension, le taux de cholestérol élevé, le tabagisme, le diabète et les maladies du cœur. L’Hôpital d’Ottawa a maintenant une clinique active de prévention des AVC qui s’assure du contrôle des facteurs de risque, parce qu’après un premier AVC, les risques d’en avoir un autre augmentent de beaucoup. Les chercheurs cliniques de l’IRSO participent à divers essais cliniques : leurs travaux de recherche améliorent la prévention des AVC à Ottawa et partout au monde.
Profiles des scientifiques • Dr. Antoine Hakim • Dr. Paul Albert • Dr. Hsaio-Huei Chen • Dr. Matthew Hogan • Dr. David Park • Dr. Leo Renaud • Dr. Luc Sabourin • Dr. Ruth Slack • Dr. Peter Stys
Notez: Un certain nombre d’organismes financent les recherche sur les AVC à l’IRSO, comme La Fondation de l'Hôpital d'Ottawa la Fondation des maladies du cœur du Canada, la Fondation des maladies du cœur de l'Ontario, le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires, les Instituts de recherche en santé du Canada, et le ministère de la Recherche et de l’Innovation de l'Ontario.
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