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Maladies du cœur
Les chercheurs de l'IRSO s'intéressent à ces pathologies très sérieuses sous plusieurs angles.
Les scientifiques de l'IRSO explorent les mécanismes avertisseurs ou les réactions chimiques qui contrôlent la détermination, la prolifération et la différentiation des cellules souches durant le développement embryonnaire et la régénération des tissus. Le Dr Lynn Megeney (Programme de médecine moléculaire) en collaboration avec le Dr Rudnicki sont les premiers scientifiques au monde à avoir identifié une population de cellules dans les tissus cardiaques qui semblent avoir une activité semblable à celle des cellules souches. Ces recherches sont prometteuses pour les patients souffrant de cardiopathies chroniques ou ceux ayant subi un infarctus.
Les chercheurs du Programme d'épidémiologie clinique ont aussi déterminé que les programmes de RCR sur-le-champ et de défibrillation rapide influencent considérablement la survie. Ils ont réalisé la plus grande étude contrôlée multicentrique à avoir été exécutée en milieu préalable à l'hospitalisation. Les résultats de l'étude sont publiés dans le numéro du 12 août 2004 du New England Journal of Medicine. L'auteur principal, le Dr Ian Stiell, est urgentologue, chercheur et professeur affilié à L'Hôpital d'Ottawa, à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa et à l'Université d'Ottawa.
La mort subite attribuable à un arrêt cardiaque demeure une importante préoccupation en santé publique. Chaque année, aux États-Unis, environ un demi-million de décès surviennent en raison d'un arrêt cardiaque, dont la moitié se produisent en dehors d'un hôpital. Ce problème est tout aussi sérieux au Canada. En mai dernier, une étude publiée dans la revue Health Affairs faisait valoir que le Canada avait le pire dossier de survie après un arrêt cardiaque en comparaison de quatre autres grands pays industrialisés.
Le Dr Stiell et son équipe ont conclu qu'on a de meilleures chances de survivre après un arrêt cardiaque si une personne est directement témoin de l'événement et intervient immédiatement. L'étude a aussi démontré que les possibilités de survie à la suite d'un arrêt cardiaque s'amélioraient si un citoyen ou un premier répondant (un policier ou un pompier par exemple) procédait à une réanimation cardiorespiratoire (RCR) et si on appliquait rapidement une défibrillation dans un délai de huit minutes. Les chercheurs n'ont cependant pas pu cerner de changement dans les taux de survie associé à la formation du personnel en technique avancée de maintien des fonctions vitales (TAMFV) pour prendre soin des victimes d'arrêt cardiaque, principalement en raison de l'importance primordiale d'une intervention immédiate. Selon les chercheurs, la présence d'un témoin de l'arrêt cardiaque, la RCR par ce témoin et le recours à un défibrillateur dans les huit minutes suivant l'arrêt sont fortement associés à de meilleures chances de survie.
Compte tenu de ces constatations, les chercheurs ont soulevé des inquiétudes en ce qui a trait au faible nombre de citoyens qui connaissent les techniques de RCR et suggèrent que de plus importants investissements dans des programmes de formation et de sensibilisation du grand public pourraient avoir de plus grandes répercussions sur les taux de survie après un arrêt cardiaque qu'un plus grand nombre d'employés formés en TAMVF actuellement.
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